Rébecca Chaillon

“Carte Noire nommée Désir”

Création / Uraufführung:

Nordwind Festival, Berlin (DE) - work in progress 07. + 09.12.2019

CDN de Rouen (FR)

Rébecca-chaillon

Carte Noire nommée Désir

« Ce ne sont pas nos différences qui nous divisent. C’est notre incapacité à reconnaître, accpeter et célébrer ces différences »

Audre Lorde – « Our Dead Behind Us »

Carte Noire proclame le droit à réécrire le narratif. Le titre est un hommage malfaisant à la publicité des années 90 de la célèbre marque de café Carte Noire. Remarquant depuis des années la multiplication des qualificatifs pour décrire les peaux non blanches en les comparant à des noms d’aliments sucrées ou des boissons chaudes.

Carte Noire nommée Désir

„Nicht unsere Unterschiede entzweien uns, sondern unser Unvermögen, diese Unterschiede anzuerkennen, anzunehmen und hochzuhalten.“

Audre Lorde – “Our Dead Behind Us”

Carte Noire macht für sich das Recht geltend, das Narrativ neu zu schreiben. Der Titel ist eine bissige Hommage an eine Werbung aus den 90er Jahren für die Kaffeemarke Carte Noire. Seit Jahren lässt sich feststellen, dass Menschen, die keine weiße Hautfarbe haben, mit zuckerhaltigen Lebensmitteln oder Warmgetränken „etikettiert“ werden.


Gisèle Vienne / Compagnie dACM

“DER TEICH” / “L’etang”

Création / Uraufführung:

En raison du décès de la comédienne et marionnettiste Kerstin Daley, la première de la pièce, initialement prévue pour l’automne 2019, ainsi que sa tournée, sont reportées à 2020. / Durch den Tod der Schauspielerin und Puppenspielerin Kerstin Daley wird die ursprünglich für Herbst 2019 geplante Uraufführung des Stückes sowie seine Tournee 2020 stattfinden.

Représentations / Vorstellungen:

Tournee 2020

Gisèle Vienne

Compagnie DACM

L’Etang

Adaptation d’un court texte de jeunesse de l’écrivain suisse Robert Walser, Der Teich (L’Etang) expose au regard les plis et replis d’une histoire d’amour filial, en distribuant les rôles entre deux comédiennes, Kerstin Daley-Baradel et Adèle Haenel, et quinze poupées.

L’Etang, un drame familial, se profile simplement, ne seraient-ce deux étrangetés qui le distinguent du reste de l’œuvre de Robert Walser (1878-1956) : c’est un texte “privé” que le jeune écrivain avait offert à sa sœur et l’unique qu’il écrira jamais en suisse-allemand.

C’est l’histoire d’un jeune garçon qui se sent mal aimé par sa mère et simule, au comble de son désespoir, un suicide pour vérifier l’amour qu’elle lui porte. Tout se termine (trop) bien mais quels sont vraiment les enjeux ici ? Qu’est-ce qui se joue entre les lignes et sur scène ? Quelles sont les différentes strates de langues, des narrations aux paroles, formulables ou non, qui composent notre perception et notre compréhension? Ces questionnements – depuis longtemps au cœur du travail de Gisèle Vienne – se déploient d’une façon à la fois limpide et sophistiquée. Limpide par une fidélité au texte, joué dans la traduction allemande de Klaus Händl et Raphael Urweider. Sophistiquée par le dispositif : Adèle Haenel et Kerstin Daley-Baradel incarnent respectivement un et deux personnages tout en prêtant leurs voix aux autres, figurés par quinze poupées. Sur le plateau, les huit scènes et les dix-sept corps sont exposés en permanence. Comme dans Crowd, coexistent ici plusieurs réalités et temporalités, intériorité et extériorité. Bousculant les conventions du théâtre et de la famille, Der Teich pose notamment la question, dont la simplicité fait vaciller, de ce que l’on voit.

Vincent Théval pour le Festival d’Automne à Paris 2019.

Der Teich

Adaptation des Werkes Der Teich von Robert Walser über die Irrungen und Wirrungen einer Mutter-Sohn-Beziehung. Mit Kerstin Daley-Baradel, Adèle Haenel und 15 Lebensgrosse Puppen.  

Der Teich, ein Familiendrama, ist ein sehr frühes und „privates” Werk von Robert Walser (1878-1956). Es war ein Geschenk an seine Schwester und das einzige Werk, das er in berndeutscher Mundart verfasste.  

Der Teich ist die Geschichte eines Jungen, der sich von seiner Mutter nicht geliebt fühlt und in tiefster Verzweiflung einen Selbstmord vortäuscht, um ihre Zuneigung auf die Probe zu stellen. Die Sache geht (zu) gut aus, doch worum geht es hier wirklich? Was steht zwischen den Zeilen? Welche Sprachschichten, welche Narrative, explizit oder implizit, liegen unserer Wahrnehmung und unserem Verständnis zugrunde? Diesen Fragestellungen geht Gisèle Vienne schon seit langer Zeit nach. So auch in Der Teich, und zwar mit ausgesprochener Klarheit und Komplexität. Der Klarheit liegt ein Anspruch auf Treue zum Originaltext zugrunde, der von Klaus Händl und Raphael Urweider ins Deutsche übersetzt wurde, und die Komplexität  zeigt sich in der Art und Weise, wie die Personen inszeniert werden. So verkörpert Kerstin Daley-Baradel zwei Figuren, und Adèle Haenel eine Figur und leiht auch den anderen 15 Figuren, die als Puppen in Erscheinung treten, ihre Stimme. Die 17 Figuren sind während der 8 Szenen stets auf der Bühne präsent. Wie in Crowd existieren mehrere Realitäten und Zeitebenen gleichzeitig, Äußeres und Inneres verschwimmen. Viennes Inszenierung bricht mit gängigen Theater- und Familienkonventionen und wirft die so einfache wie verwirrende Frage auf, was wir eigentlich sehen.

Vincent Théval für das Festival d’Automne in Paris 2019.


Compagnie par Terre / Anne Nguyen

“À mon bel amour”

Création / Uraufführungen

10.10.2019 | Scènes du Golfe, Théâtre Anne de Bretagne – Scène conventionnée de Vannes (FR)

2019-2020 | PACT Zollverein, Essen (DE)

Représentations / Vorstellungen:

7.11.2019 | Théâtre Paul Eluard, Scène conventionnée de Choisy-le-Roi (FR)

14.11.2019 | Me Théâtre, Scène nationale de Mâcon (FR)

16.11.2019 | L’Arc, Scène nationale du Creusot (FR) TBC

28/29.11.2019 (série de 2 représentations) : Théâtre 71, Scène nationale de Malakoff (FR)

18.01.2020 | L’Octogone, Pully (CH) TBC

12.02.2020 | Theater Rotterdam (NL)

26.02.2020 | Festival Hip Opsession, La Soufflerie, Rezé (FR)

29.02.020 | La Ferme du Buisson, Scène nationale de Noisiel (FR)

19.03.2020 | Festival le Grand Bain porté par le CDCN de Roubaix, Salle J. Balasko, Chambly (FR)

24.03.2020 | Festival le Grand Bain porté par le CDCN de Roubaix, Maison Folie Wazemmes, Lille (FR)

12.05.2020 | La Ferme de Bel Ebat, Guyancourt (FR)

15.05.2020 | Théâtre Molière, Scène nationale de Sète (FR)

3/.4/.5.06.2020 (série de 3 représentations) | La Villette, Paris (FR)

Compagnie par Terre

À mon bel amour

À mon bel amour interroge notre perception de l’individu, du couple et du collectif en déclinant différentes conceptions de l’identité et de la beauté. Ils sont huit, quatre hommes et quatre femmes, à jouer insolemment des attitudes de leurs corps et de la symbolique de leurs danses pour affirmer leur identité, et questionner les limites de notre regard. Les gestuelles et les intentions de ces huit danseurs virtuoses reflètent différents référentiels culturels, différents archétypes, différentes perceptions de soi et de l’autre. De la danse classique au voguing en passant par le krump, le popping, la danse contemporaine ou le waacking, leurs cultures de danse et leurs mouvements sur scène font référence au défilé de mode, à la représentation photographique et cinématographique, à l’univers du clubbing, à la tradition théâtrale ou à l’apparat social, multipliant ainsi les possibilités d’adresse vers le public. Dans À mon bel amour, tout est symbole : le geste dansé et la posture mais aussi l’apparence et le vêtement. En osant se montrer, en osant séduire, en osant s’affirmer, en osant dominer, en osant dédaigner, en osant aimer, ils se transcendent pour exister. Tels des animaux en pleine parade, les huit danseurs s’avancent vers nous inlassablement, seuls, en duo ou en masse. Dans un monde où nous peinons à nous accorder sur des valeurs, pouvons-nous former un consensus autour de l’idée de la beauté ?

À mon bel amour

Die Inszenierung À mon bel amour hinterfragt unsere Wahrnehmung des Individuums, des Paares und der Gemeinschaft und präsentiert unterschiedliche Interpretationen von Identität und Schönheit. Insgesamt 8 Tänzer, vier Frauen und vier Männer, inszenieren unabhängig voneinander unterschiedliche Körperhaltungen und Tanzformen, um ihre Identität zum Ausdruck zu bringen und die Grenzen unseres Blickes auszuloten. Auf diese Weise verkörpern die Tänzerinnen und Tänzer unterschiedliche Kulturformen, Archetypen sowie Selbst- und Fremdwahrnehmungen. Vom klassischen Tanz über Krumping, Popping, zeitgenössischen Tanz, Waacking bis hin zu Voguing: Ihre Tanzkulturen und Bewegungen beziehen sich auf Mode, Fotografie, Kino, Clubwelt, Theater oder Gesellschaft und bilden so vielfältiges Formen, dem Publikum zu begegnen. In À mon bel amour ist alles Symbolik: die tänzerisch inszenierte Geste, die Haltung, aber auch das Aussehen und die Kleidung. Die Protagonisten wagen es, sich zu zeigen, zu verführen, zu sich zu stehen, zu dominieren, zu lieben und zu verachten. Sie wachsen über sich hinaus, um zu existieren. Wie balzende Tiere bewegen sich die 8 Tänzer unaufhaltsam auf uns zu – alleine, zu zweit oder im Kollektiv. Ist es möglich, in einer Welt, in der wir uns nur schwer auf gemeinsame Werte verständigen können, zu einem gemeinsamen Konzept von Schönheit zu gelangen?


(LA)HORDE

“Marry me in Bassiani”

© (LA)HORDE

© (LA)HORDE

Création / Uraufführung:

28.09.2019 | Théâtre des Salins - Scène nationale de Martigues (FR)

7.+8.+9.+10.08.2019 | Internationales Sommerfestival Kampnagel, Hamburg (DE)

Représentations / Vorstellungen:

2/3.10.2019 | Bonlieu, Annecy (FR)

8/9.10.2019 | Comédie de Clermont (FR)

12.10.2019 | Charleroi Danse (FR)

16/19.10.2019 | MAC Créteil (FR)

28.11.2019, | Auditorium de Dijon (FR)

29.-30.01.2020 | Comédie de Saint Etienne (FR)

3.2.2020 | Théâtre Paul Eluard, Bezons (FR)

6.-7.02.2020 | Nouvelle scène nationale, Cergy (FR)

11-13.02.2020 | La Rose des Vents, Lille (FR)

13-14.03.2020 | Maison de la danse, Lyon (FR)

2-3 ou 3-4.04.2020 | TAP Festival A Corps, Poitier (FR)

07.04.2020: Le Moulin du roc Niort (FR)

02.05.2020: Teatro Municipal Rivoli Porto (PO)

26-27.06.2020: Théâtre du Luxembourg (LUX)

Juillet / Juli 2020: Julidans Amsterdam (NL)

Août / August 2020 : Espace Malraux, Chambery (FR)

Fin / Ende 2020 : TEAT Ïle de la Réunion (FR)

janvier / Januar 2021 : Festival Trajectoires, Grand T Nantes (FR)

Collectif (LA)HORDE

MArry me in Bassiani

En résidence en Géorgie à partir de cette hiver, MARRY ME IN BASSIANI est la dernière création chorégraphique du collectif (LA)HORDE. Après avoir abordé le Jumpstyle et autres danses « post- internet », les voici partis sur les traces les plus anciennes des gestes les plus actuels. C’est en Géorgie – où l’on revendique la paternité de toutes les danses d’Europe – qu’ils ont rencontré l’ensemble traditionnel Iveroni et sa virtuosité festive. Aussi mettent-ils en scène une quinzaine de ces danseurs, dans une scénographie évoquant un espace de mariage et – plus étonnant – une façade de parlement. En Géorgie,toute danse est en effet traversée par les bouleversements politiques. Les découvertes sont donc garanties quand (LA)HORDE fait se croiser la tradition folklorique géorgienne et la scène techno de Tbilissi, berceau d’un mouvement contestataire local.

MArry me in Bassiani

MARRY ME IN BASSIANI ist die jüngste Choreographie des Künstlerkollektivs (LA)HORDE. Entwickelt wurde die Produktion im vergangenen Winter im Rahmen eines Residenzaufenthaltes in Georgien. Nach einer künstlerischen Auseinandersetzung mit Jumpstyle und anderen Post-Internet-Tanzformen hat sich das Kollektiv nun auf die ältesten Spuren der jüngsten Ausdrucksformen begeben. In Georgien, das als Vaterland der europäischen Tänze gilt, sind sie dem virtuosen volkstümlichen Tanzensemble Iveroni begegnet. 15 dieser Tänzer sind nun an der Inszenierung beteiligt. Das Bühnenbild ist von einer Hochzeit und von der Fassade des Parlamentsgebäudes geprägt, denn in Georgien ist Tanz immer auch eine Form des politischen Ausdrucks. (LA)HORDE lädt das Publikum auf eine spannende Entdeckungsreise ein, bei der georgischer Volkstanz und die zum Symbol für den Protest gewordene Technoszene von Tiflis sich die Hand reichen.


Manufaktor

“1.0.1 R*OBOTS [Hacking the binary code]”

Création / Uraufführung:

Le Sablier, Pôles des Arts de la Marionnette en Normandie, Dives-sur-Mer (FR)

Schaubude Berlin (DE)

Manufaktor

1.0.1 R*OBOTS [Hacking the binary code]

Comment voulons-nous cohabiter avec notre environnement technologique dans l’avenir ? Avec nos concitoyens technologiques ? Les narratifs habituels sur les robots soulèvent des questions sur la nature humaine et ses limites. Ce qui nous intéresse, au contraire, n’est pas ce qu’est « l’humain ». Mais pour qui et dans quelle mesure il est possible d’être pleinement « humain » – et en quoi cela implique les robots. Comment les robots contribuent-ils à affirmer ou surmonter les concepts normatifs et hiérarchiques ? Qu’est-ce que cela implique pour nous, vu d’une perspective féministe queer ? MANUFAKTOR imaginent une société utopique : comment déconstruire le genre à l'aide de robots qui ne sont pas conditionnés par un sexe biologique ? Au centre de notre création, il y a 15 robots non-humanoïdes, des éléments scéniques à multi-usages. Nous imaginons de nouveaux récits venant d’un avenir utopique qui changent notre regard sur le présent et font une réécriture des narratifs dominants.

1.0.1 R*OBOTS [Hacking the binary code]

Wie wollen wir in Zukunft mit unserer technischen Umwelt zusammenleben? Mit unseren technischen Mitmenschen? Gängige Narrative über Roboter werfen Fragen nach der Natur und den Grenzen des Menschseins auf. Wir aber fragen nicht, was ein Mensch ist. Wir fragen, wer auf welche Weise Mensch sein darf – und was Roboter damit zu tun haben. Welche normativen und hierarchischen Ordnungen werden durch Roboter widergespiegelt, aber auch transzendiert? Was bedeutet das für uns aus einer queerfeministischen Perspektive?

MANUFAKTOR imaginieren eine utopische Gesellschaft: Wie kann Gender aus der Perspektive von Robotern dekonstruiert werden, die frei von biologischem Geschlecht sind? Zentrum unserer Inszenierung sind 15 Roboter, die nicht humanoid, sondern als vielseitig einsetzbare Bühnenelemente konzipiert sind. Wir möchten neue Erzählungen imaginieren, die aus einer utopischen Zukunft kommen, den Blick auf die Gegenwart ändern und dominierende Narrative umschreiben.