2016

LAURÉATS / GEFÖRDERTE PROJEKTE

Nacera Belaza, « Sur le fil »

Avant première / Vorpremiere: 17 juin, Biennale Danza Venezia

Uraufführung / Création: 23 + 24 juin, Montpellier Danse

SUR LE FIL c’est la nécessité de maintenir le déséquilibre à l'intérieur de soi, de se maintenir au cœur même de son propre vide, mentalement et physiquement ne se reposer sur aucune forme de certitude.

"Ce qui permet à l'écriture d'endurer et de dépasser l'expérience scénique réside, entre autre, dans le degré de prise de risque que s'autorise chaque interprète. Sa capacité à conjuguer en permanence la rigueur, c'est à dire l'ensemble des règles inhérentes à l'écriture avec son propre dépassement, et ce jusqu'à ce que le mental et le corps cèdent et ne représentent plus une limite. Cette double exhortation donne lieu à une expérience paradoxale empreinte d'infinie soumission et d'abandon. Car le dépassement ne devient possible que lorsqu'on s'est employé à appliquer rigoureusement au corps et au mental une série de règles qui mettent en lumière son propre mode de fonctionnement habituel, connu et auquel il est indispensable de se soustraire. Une fois cette mécanique cernée, il devient plus aisé de trouver les voies par lesquelles on parvient à échapper à soi et c'est précisément à cet endroit que se trouve, à mes yeux, l'enjeu essentiel d'une pièce. En effet, afin de parvenir à faire résonner en l’autre, l’expérience de cette transcendance, l'interprète doit en permanence avoir conscience de cette tension dramatique qui peu à peu lui donne la sensation de l'amener au bord de lui même et lui permet ainsi d'appréhender ce qui, sans cesse, lui échappe et l'accomplit. Cet équilibre minutieux et fragile à maintenir le rend réceptif à l'extrême, non seulement à ce qui se produit en lui mais surtout hors de lui. Une attention nouvelle qui retisse et renoue les liens perdus avec ce qui nous entoure, au profit de ce qui se montre. Alors seulement, en équilibre SUR CE FIL  pour un temps indéfini, on accepte de ne plus savoir.”

                                             Nacera Belaza

SUR LE FIL ist die Notwendigkeit, Ungleichgewicht im Inneren von sich selbst zu bewahren, sich in der Mitte der

eigenen Leere zu behaupten, sich weder geistig noch physisch auf keine Form von Gewissheit auszuruhen (...)

Was einer Choreografie die Bühne zu transzendieren ermöglicht,  liegt nicht zuletzt an der Risikobereitschaft der Interpreten, d.h. an ihrem Vermögen, die strengen Regeln, die Bestandteil einer Choreografie sind, mit der eigenen Überschreitung fortwährend durch zu deklinieren bis Geist und Körper nachgeben und keine Grenzen mehr darstellen. Diese doppelte Aufforderung führt zu einer paradoxen Erfahrung, die vonUnterwerfung und Hingabegeprägt ist.  Denn die Überschreitung ist nur möglich, wenn es gelingt, Körper und Geist einer Reihe Regeln rigoros zu unterziehen,  die unsere gewöhnliche Art zu funktionieren ans Licht fördert und die es abzulegen gilt. Nachdem man sich dieses Mechanismus bewusst ist, wird es einfacher, Wege zu finden,  um sich selbst zu entkommen. Und gerade da liegt der wesentliche Einsatz eines Stückes. Damit es gelingt,  die Erfahrung dieser Transzendenz im Anderen zu übertragen, muss sich der Interpret ständig dieser dramatischen Spannungbewusst sein, die ihm allmählich das Gefühl gibt, bis am Rande seiner selbst zu gehen und die ihm so ermöglicht, das zu begreifen, was ihm fortwährend entgeht und ihn zu erfüllen vermag. Dieses minutiöse und fragile Gleichgewicht zu halten, macht ihn aufnahmefähig für das Äußerste, nicht nur für das, was in ihm sondern vor allem für das, was sich außerhalb von ihm abspielt.  Eine neue Aufmerksamkeit, die die verlorene Beziehung zu dem, was uns umgibt, wiederherstellt zugunsten dessen, was dadurch zum Vorschein kommt. Erst dann, im Gleichgewicht SUR CE FILakzeptiert man auf unbestimmte Zeit nicht mehr zu wissen. (...)                      Nacera Belaza                                                                                   

© Cie Belaza

Partner/Partenaires:

Festival Montpellier Danse

Künstlerhaus Mousonturm Frankfurt

La Villette Paris

CCN Tours

Bozar, Bruxelles

Moussem, Bruxelles

Centre National de la Danse, Pantin

Le Collectif 12 – Mantes la Jolie

http://www.cie-nacerabelaza.com/


Sommerfestival Kampnagel / Olivier Dubois
"Auguri"

Uraufführung / Création: 10 août 2016, internationales Sommerfestival, Kampnagel, Hamburg

Avec AUGURI, Olivier Dubois achève sa trilogie «Étude critique pour un trompe-l’oeil », composée de quatre oeuvres: RÉVOLUTION (2009) et ROUGE (2011) en sont les deux premières parties, TRAGÉDIE (2013) et AUGURI forment ensemble la troisième et dernière partie de cette série. Ces deux pièces abordent la grande question de l´Humanité en soi et proposent selon Olivier Dubois une expérience du monde plutôt qu´une oeuvre chorégraphique. TRAGÉDIE programmé en ouverture du Internationales Sommerfestival 2013, décrit telle le développement de l'homme et de sa conscience en de grandes images comme une tragédie. Après cette oeuvre à la ligne formelle très stricte s´achevant dans un vertige cathartique, suit maintenant avec AUGURI une confrontation avec le vertige du bonheur. Olivier Dubois expérimente avec ses 24 danseurs cette quête éternelle de l´homme vers le bonheur et la joie de vivre. Par un langage chorégraphique composé de marches, courses et sauts, ils tentent de s´affranchir de la gravité terrestre jusqu´à tenter l´envol.

Mit AUGURI vollendet der Französische Choreograf Olivier Dubois seine Trilogie «Étude critique pour un trompe-l’oeil », die aus insgesamt vier Arbeiten besteht : RÉVOLUTION (2009) und ROUGE (2011) bilden die ersten zwei, TRAGÈDIE (2013) und AUGURI gemeinsam den dritten Teil. Diese beiden beschäftigen sich mit nichts weniger als der Menscheit an sich und bilden in den Worten Dubois’ mehr «Welterfahrung als Choreografie». TRAGÈDIE, das das Internationale Sommerfestival 2013 umjubelt eröffnet hat, beschreibt die Entwicklung des Menschen und seines Bewusstseins in großen Bildern als Tragödie. Nach der streng formalen Choreografie für 18 Tänzer*innen, die im Taumel der Katharsis endet, folgt nun mit AUGURI eine Auseinandersetzung mit diesem Freudentaumel. Dubois untersucht darin das menschliche Streben nach Glück und die Lebensfreude, indem er und seine 24 Tänzer*innen sich choreografisch mit dem Rennen, Laufen, Springen und dem kurzzeitigen Überwinden der Schwerkraft im Fliegen auseinandersetzen.

© Agence Simone

© Agence Simone

Partner/Partenaires:

Ballet du Nord – CCN Roubaix

internationales Sommerfestival, Kampnagel, Hamburg

Biennale de Lyon

Théâtre National de Chaillot, Paris

Opéra de Lille

Grand Théâtre de Provence, Aix en Provence


Raimund Hoghe, « La Valse »

Uraufführung/ Création 23-24 novembre 2016

"Avec « La Valse », je souhaite poursuivre ma confrontation avec les œuvres marquantes de l'histoire de la musique et de la danse.

Après « Sacre – The Rite of Spring », « Swan Lake, 4 Acts », « Boléro Variations » et « L'Après-midi », il s'agit maintenant d'une composition pour orchestre de Maurice Ravel qui a été présentée au public pour la première fois en 1920 à Paris. Ce n'est qu'en 1928 que la chorégraphe Bronislava Nijinska a réalisé un ballet en un acte sur le thème de « La Valse ».

Dans mon interprétation, je ne souhaite pas uniquement utiliser la version pour orchestre mais aussi celle pour piano. Le pianiste belge, Guy Vandromme, sera présent pour accompagner chaque représentation. D'autres valses seront aussi intégrées dans mon travail, entre autres les valses viennoises à l'origine de l'œuvre de Maurice Ravel. À l'instar de mes travaux précédents, « La Valse » sera mise au point tout d'abord lors des répétitions et son déroulement ne suivra pas une chorégraphie prédéfinie."

"Mit dem Stück „La Valse“ möchte ich die choreographische Auseinandersetzung mit bedeutenden Werken der Musik- und Tanzgeschichte fortführen. Nach „Sacre – The Rite of Spring“, „Swan Lake, 4 Acts“, „Boléro Variations“ und „L’Après-midi“ nun also Maurice Ravels Komposition, die1920 in Paris zunächst als reines Orchesterstück uraufgeführt wurde. Erst 1928 choreographierte Bronislava Nijinska ein einaktiges Ballett für Ida Rubinstein zu „La Valse“.

In meinem Stück werde ich nicht nur auf die Orchesterversion zurückgreifen, sondern auch auf die Fassung für Klavier. Der belgische Pianist Guy Vandromme wird das Stück in der Aufführung live spielen. Daneben werden auch andere Walzer in meiner Arbeit zu hören sein – unter anderem Wiener Walzer, die den Ausgangspunkt für Maurice Ravels Komposition bildeten. Wie meine bisherigen Arbeiten wird „La Valse“ erst in den Proben entwickelt und nicht nach einem vorher festgelegten Plan realisiert."

 

© Rosa-Frank.com

© Rosa-Frank.com

Partner/Partenaires:

La Ménagerie de Verre, Paris

Festival d’automne, Paris

Concertgebouw Brugge

Viadanse – Belfort

CNDC Angers

Ministerium für Familie, Kinder, Jugend, Kultur und Sport des Landes NRW

Kunststiftung NRW

Kulturamt der Landeshauptstadt Düsseldorf

Tanzhaus nrw

www.raimundhoghe.com


Sandra Iché, « Droite-Gauche » (AT)

Uraufführung Herbst 2017 / Création automne 2017

Showing / Présentation étapes de travail:

Festival Parallèle, Marseille, janvier 2017

Nouveau Théâtre de Montreuil, 4 et 5 mai 2017

Je me pose la question de l'existence et de la nature d'un éthos de droite, français et/ou européen, que lon pourrait caractériser par une primauté accordée au réel - ce qui existe plutôt que ce qui n'existe pas (rêve, imagination, fiction). Un réel par ailleurs caractérisé par linégalité de ses composantes. Inégalité qui fonde à son tour une certaine conception de l'autorité de « celui qui sait » sur « celui qui ne sait pas ».

Pour enquêter sur les trajectoires (historique, sociale, familiale, psychanalytique, sensible) qui construisent cet éthos, jentreprendrai principalement trois tâches : une micro-histoire de ma famille, de droite ordinaire, à partir darchives personnelles et publiques ; une série d'entretiens fictionnels avec des amis de mon père (patrons de presse, capitaines d'industrie, publicitaires) auxquels je demanderai de me répondre « comme sils étaient de gauche », pour que dans lexercice de ce déplacement, on repère comment se construit et se conçoit un adversaire politique  ; une série dateliers proposés à des groupes dadolescents ou jeunes adultes dits « primo-arrivants », où nous entreprendrons une sorte de re-qualification de mots-clés tels langue, nation, république, identité, travail, argent, droite, gauche, territoire... Une question est au centre : d'où vient le geste ? La scène de théâtre, conçu comme lieu actif de possibilité d'invention/réinvention de notre présent, de nos postures et de nos convictions, opèrera comme un outil critique des opérations par lesquelles ces postures et convictions se forgent.

 

 

 

Ich stelle mir die Frage ob es einen „rechten Ethos“ gibt, ganz gleich ob französisch und / oder europäisch, den man als Primat der Wirklichkeit charakterisieren könnte - anders gesagt: Das, was existiert, vielmehr als das, was nicht existiert, wie Träume, Imagination und Fiktion. Eine Wirklichkeit die durch die Ungleichheit ihrer Komponenten charakterisiert wird. Ungleichheit, die auf einer bestimmten Vorstellung von Autorität des „Wissenden“ gegenüber dem „Unwissenden" beruht.

Um die historischen, sozialen, familialen, und psychoanalytischen Entwicklungsverläufe, die diesen Ethos bilden, zu ergründen, unternehme ich folgende drei Untersuchungen: Ausgehend von persönlichen und öffentlichen Dokumenten, werde ich zum einen eine mikroskopische Analyse meiner Familie durchführen, die der rechten Partei angehörig ist. Zum anderen werde ich eine Reihe von „fiktiven“ Gesprächen mit Freunden meines Vaters (Zeitungsmagnaten, Industriekapitänen, Werbefachleuten) führen, die ich darum bitte mir so zu antworten, als ob sie der linken Partei angehören würden. Diese Übung des „Hineinversetzens“ ermöglicht zu begreifen, wie ein politischer Gegner konzipiert und wahrgenommen wird. Als drittes werde ich eine Reihe von Workshops für Jugendliche und junge Erwachsene, sogenannte „primo-arrivants“ („Migranten der ersten Generation“) anbieten. Inhalte der Workshops werden Rollenspiele sein, die sich mit Schlüsselwörtern wie Sprache, Nation, Republik, Identität, Arbeit, Geld, Rechte, Linke, „Territorium“… auseinandersetzen und diese hinterfragen. Die zentrale Frage dabei lautet: Woher kommt die Bewegung? Die Theaterbühne wird dabei als ein kritisches Werkzeug genutzt, als möglicher Ort zur Erfindung unserer Gegenwart, unserer Denkweisen und Überzeugungen.
 

© D.R.

© D.R.

Partner/Partenaires:

La Villette, Paris

PACT Zollverein

Festival Parallèle / KOMM'N'ACT

La Passerelle, scène nationale, Gap

Fondation Camargo / Labexmed

http://wagonslibres.org


Theater an der Parkaue/Leyla-Claire Rabih
« Das Ende von Eddy / En finir avec Eddy Bellegueule»

Direction aristique/Künstlerische Leitung: Leyla-Claire Rabih

Uraufführung/ Création juin 2017

Résumé

«De mon enfance, je n’ai aucun souvenir heureux.»

Dans son premier roman, l’écrivain français Édouard Louis, âgé de seulement 23 ans décrit son enfance dans un village du nord de la France. Eddy Bellegueule comme il se nomme encore à l’époque, grandit avec sa famille dans une pauvreté tant matérielle qu’émotionnelle. Les parcours de vie sont pré-tracés, les rôles sociaux rigoureusement pré-définis. Dès l’école, Eddy est victime d’une violence brutale parce qu’il est petit et malingre. La vie des protagonistes du romane s’enferre dans une spirale de violence, d’alcool, de déterminisme social et de désespoir. L’ennemi social est clairement défini : les bourgeois, tous ceux qui sont « avantagés », les étrangers, les homosexuels. Très tôt, Eddy remarque qu’il est différent, et se débat longtemps pour ne pas faillir aux images comportementales de son milieu. Mais en vain. Il reste la pédale, l’autre, l’efféminé, la greluche et arrive, dans un effort énorme, à s’échapper de ce milieu en allant au lycée de la préfecture Amiens.

Edouard Louis décrit une enfance pleine de violence, d’alcool, d’abrutissement et d’impasse, qu’Eddy n’arrive à esquiver que par la fuite.

Le spectacle

L’histoire de l’émancipation du personnage principal Eddy hors de l’étroitesse sociale et émotionnelle de son environnement et son combat pour sa propre reconnaissance de son identité sont essentiels pour un public adolescent à partir de 12 ans. La mise en scène portera l’accent sur la façon dont une narration individuelle peut devenir collective. Ce spectacle rassemblera 5 comédiens-narrateurs, 4 hommes et une femme, qui porteront ce récit et incarneront tour à tour différents personnages. Il s‘agit de permettre une identification directe : la situation théâtrale est celle du récit, et chacun des spectateurs est, potentiellement, Eddy.  Eddy pourrait être chacun de nous et nous pourrions tous être dans sa situation. Il s’agit moins de raconter un moment de définition de soi, typique de l’adolescence, que de raconter un processus d’émancipation : quel combat chacun doit-il mener pour devenir soi-même face à un entourage hostile et qui ne laisse pas d’espace de représentation de soi.

Inhalt

,,An meine Kindheit habe ich keine einzige glückliche Erinnerung

In seinem Debütroman „Das Ende von Eddy“ schildert der erst 23-jährige französische Schriftsteller Edouard Louis seine eigene Kindheit in einem Dorf im Norden Frankreichs. Eddy Bellegueule, wie er damals noch heißt, wächst mit seinen Geschwistern und seinen Eltern in ärmlichen materiellen und emotionalen Verhältnissen auf. Die Lebenswege sind vorgezeichnet, die Rollenbilder streng tradiert. Eddy wird schon in der Schule Opfer brutaler Gewalt, weil er klein und schwächlich ist. Das Leben der Protagonisten verharrt in einer Spirale von Gewalt, Alkohol, sozialer Determiniertheit und Hoffnungslosigkeit. Die sozialen Feinde sind klar definiert: Bürgerliche, allgemein Bessergestellte, Ausländer, Homosexuelle. Eddy merkt früh, dass er anders ist, kämpft aber lange damit, nicht aus dem Rollenbild seines Milieus zu fallen. Aber ohne Erfolg er bleibt die Schwuchtel, der Andere, der Unmännliche, die Tussi und so wagt er unter einer enormen Kraftanstrengung den Ausbruch und geht auf das Gymnasium der Departementshauptstadt Amiens.

Edouard Louis beschreibt eine Kindheit voller Gewalt, Alkohol, Stumpfsinn und Ausweglosigkeit, der Eddy nur mit seiner Flucht entkommen kann. 

Inszenierungsidee

Die Emanzipationsgeschichte der Hauptfigur Eddy aus der sozialen und emotionalen Enge seiner Umgebung und das Ringen Eddys um die eigene Anerkennung seiner Identität sind dabei zentral für das jugendliche Publikum ab 12 Jahren. In der Form der Inszenierung soll thematisiert werden, wie individuelles Erzählen zu kollektivem Erzählen wird. Auf der Bühne werden permanent 5 Schauspieler stehen (4 Männer, 1 Frau), die alle die Rolle des Erzählers einnehmen. Alle könnten Eddy sein. Eddy könnte jeder von uns sein. In dem Sinne geht es weniger um die Selbstfindung eines jungen Homosexuellen, als um die Erfahrung, sich fremd in einer engen Umgebung zu fühlen und um den Kampf, sich selbst zu finden.

 

 

 

Partner/Partenaires:

Theater an der Parkaue – junges Staatstheater Berlin

Centre Dramatique National Nancy Lorraine, Théâtre de la Manufacture / Festival Neue Stücke

www.parkaue.de


Cie Un loup pour l’homme, « Des oiseaux rares/Rare birds » (AT)

Uraufführung/ Création 24, 25 et 26 mars 2017

Cette création s’inscrit dans la droite ligne de la recherche artistique de la compagnie.

Réunissant 7 acrobates et danseurs, nous nous proposons de réinventer le langage acrobatique en redéfinissant d’abord une pratique. Nous nous appuyons sur des méthodes d'improvisation et d'écriture issues de la danse pour réouvrir le travail de l'acrobate, trop enfermé dans des habitudes gymniques.

Il s'agit de reformuler notre concept de limite, en postulant cette fois l'acrobate comme quelqu'un qui s'adapte. Volonté d'équilibre et de mobilité plutôt que statique désir de puissance. Inspiration végétale plutôt que minérale. Contourner ou éviter, plutôt que passer en force.

Nous accordons aussi une attention particulière au temps, à la durée. Penser en termes d'évolution, de transformation, plutôt que d'images figées à un instant T. D'un point de vue du sport, on quitterait l'endroit du sprint pour une distance de fond.

Nous reconsidérons la composition, en nous réappropriant des écritures plus ciselées, où la maîtrise offre des possibilités de vitesse et de liberté d'interprétation. Enfin, nous tendons vers une virtuosité de la simplicité, où se repose aussi la question de l'avènement de la beauté.

Cette pièce se jouera dans une scénographie circulaire, principalement sous chapiteau.

 

 

 

 

Das Stück setzt die bisherigen künstlerischen Recherchen der Kompanie fort.

Wir bringen 7 Akrobaten und Tänzer zusammen und wollen die Sprache der Akrobatik neu definieren, indem wir zu aller erst unsere Praxis neu bestimmen. Dabei stützten wir uns auf Improvisationsmethoden und Arbeitsweisen, die aus dem Tanz kommen, um der Arbeit des Akrobaten, der zu sehr an festgelegten gymnastischen Körperpraktiken festhält, neue Horizonte zu öffnen.

Es geht darum, unsere Grenzen neu zu bestimmen, indem wir hier den Akrobaten als jemanden sehen, der anpassungsfähig bleibt. Es ist ein Streben nach Gleichgewicht und Beweglichkeit anstatt der Wunsch nach statischer Kraft. Die Inspiration liegt eher im „pflanzlichen“ als im „mineralischen“. Es geht mehr um das Umgehen oder ein Ausweichen, als um ein von Kraft abhängiges Festhalten.

Wir richten darüber hinaus eine besondere Aufmerksamkeit auf die Zeitlichkeit, die Dauer. Denken eher in Begrifflichkeiten der Weiterentwicklung, der Veränderung, anstatt in momentanen festgefrorenen Bildern. Auf eine Ebene des Sportwettkampfs übertragen, verlassen wir den Schauplatz des „Sprints“ und gehen über zum „Ausdauerlauf“.

Wir definieren den Begriff die Komposition neu, indem wir ausgefeilte künstlerische Schreibweisen anwenden, die unterschiedliche Geschwindigkeiten und Interpretationsfreiheiten zulassen. Tatsächlich streben wir eine Virtuosität der Einfachheit an, in der sich auch die Frage nach dem Geburt der Schönheit stellt.

Dieses Stück wird im runden Bühnenraum gespielt, vor allem im Zirkuszelt.

© D.R.

Partner/Partenaires:

Culture commune/Scène Nationale du bassin minier du Pas de Calais

La Brêche/Pôle Cirque Basse Normandie

Cirque Théâtre d/Elbeuf/Pôle Cirque Haute Normandie

Fabrik Potsdam

Circuits/Pôle Cirque Midi Pyrénées, Auch

Théâtre Firmin Gémier / Scène conventionnée d’Antony

Dommelhoof, Neerpert, Belgium

Festival Perspectives, Saarbrücken

Le Manège/Scène nationale, Reims

Cirque Jules Verne, Amiens

Festival desARTiculé, Mounlins

www.unlouppourlhomme.com


Theater Freiburg/Mickaël Phelippeau, « Pour Daudi »

Uraufführung/ Création 24 mars 2017

Direction aristique/Künstlerische Leitung: Mickaël Phelippeau

Mickaël Phelippeau pense le bi-portrait comme une démarche de rencontre, plutôt qu’un projet. Sa méthode chorégraphique bi portrait est avant tout un désir d’aller vers. Le bi-portrait est géographique, il se développe toujours en fonction d’un contexte, il se déploie en réseaux, en fonction des liens que génèrent les gens, tout ayant une conséquence sur la poursuite des autres portraits.

„Daudi“ sera le bi portraits d´un jeune homme de 21ans de Ouganda qui vit depuis 2011 à Freiburg. „Daudi“, comme les autres bi-portraits, tourne autour de la question: comment chacun est porteur de sa propre histoire?

Le théâtre de Freiburg invite Mickaël Phelippeau à se joindre au projet „ERBDEPOT“, une collaboration entre le Théâtre de Freiburg et le Musée d´Art Moderne, sur l´archivage et la possession du patrimoine culturel. Comme les bi-portraits, le „ERBDEPOT“ génère des méthodes d´implication, de passation et de partage entre artistes et spectateurs qui se rencontreront du 24.3 au 30.4.2017.

Für Mickaël Phelippeau ist das bi-portrait ein Vorgang der Begegnung. Seine choreografische Methode bi-portrait entspringt primär dem Bedürfnis des Entgegenkommens. Das bi-portrait ist geografisch, es entwickelt sich stets kontextgebunden, netzwerkartig und immer aufgrund der Beziehung, die sich aus den Begegnungen ergibt. Es hat immer eine Konzequenz für das Folge-bi-portrait.

„Daudi“ wird das bi-portrait eines aus Uganda stammenden 21jährigen Mannes sein, der seit 2011 in Freiburg lebt. So wie die anderen bi-portraits, widmet sich „Daudi“ der Frage: wie ist man Träger seiner eigenen Geschichte?

Das Theater Freiburg lädt Mickaël Phelippeau ein, im Rahmen des Projektes „ERBDEPOT“ über Archivierung und Besitz von kulturellem Erbe zu forschen (eine Kollaboration zwischen dem Theater und dem Museum für Neue Kunst im März-April 2017). So wie die bi-portraits, generiert das „ERBDEPOT“ Methoden der Implikation, der Weitergabe und der Teilung zwischen Künstler und Zuschauer.

 

Partner/Partenaires:

Theater Freiburg

Museum für Neue Kunst Freiburg

Kampnagel Hamburg

Le Merlan Marseille

http://www.theater.freiburg.de/index/TheaterFreiburg/Tanz.html


Paula Pi, « ECCE (H)OMO – Black and White »

Uraufführung/ Création November 2016-März 2017

ECCE (H)OMO – Black and White est un projet autour du cycle de danses «Afectos Humanos», de la chorégraphe allemande Dore Hoyer (1911-1967). Ce cycle consiste en un ensemble de cinq courts solos autour du thème des affects humains: Orgueil/Vanité, Avidité, Haine, Peur et Amour.

Se pencher sur la danse d'autrui est une démarche aussi passionante que longue. Ça met en lumière les rapports aux temporalités et ça prend du temps. J'ai commencé à travailler autour de ces solos au sein du master e.x.er.ce, en avril 2014, et plus je passe mon temps à cotôyer ces danses, plus la création d'une pièce autour de ce cycle devient l'envie de donner à voir ce propre processus de quête d'intimité avec quelque chose qui m'était au départ complètement étrangère. ECCE (H)OMO est une création qui veut mettre en scène un objet hybride et surtout ouvert, une oeuvre se veut toujours en cours, navigant entre documentaire, performance, concert, conférence, spectacle, recherche en train de se faire. ECCE (H)OMO est le désir de réfléchir à la question de l'archive en danse par la scène, un désir de chercher sa danse dans la danse de quelqu'un d'autre (comme dirait Loïc Touzé).

 

 

ECCE (H)OMO – Black and White ist eine Arbeit über der Tanzzyklus « Afectos Humanos » von der Deutschen Choreographin Dore Hoyer (1911 – 1967). Die Choreographie basiert auf 5 kurzen Solos rund um das Thema Menschliche Leidenschaften: Ehre/Eitelkeit, Begierde, Hass, Angst und Liebe.

Sich auf die Choreographie eines anderen Menschen zu stützen ist ein langwieriger, jedoch faszinierender Prozess. Er beleuchtet die Beziehung der geschichtlichen Verankerung und beansprucht eine intensive Auseinandersetzung mit der Materie. Ich habe während meines Master Studiengangs (e.x.e.r.c.e) im April 2014 damit begonnen mich mit den Solos zu beschäftigen. Je mehr Zeit ich mit den Tänzen verbracht habe, desto mehr wuchs in mir der Wunsch eine Arbeit zu entwickeln die den Prozess der Annäherung mit den anfangs noch fremden Tänzen aufzeigt. ECCE (H)OMO ist eine Kreation die ein hybride und offene Form in Szene setzten möchte. Eine Arbeit die zwischen einer Dokumentation, einer Performance, einem Konzert, einer Konferenz, einem Schauspiel, einer Recherche navigieren und entstehen möchte. ECCE (H)OMO äußert den Wunsch sich auf der Bühne mit der Frage von Archivierung von Tanz zu beschäftigen. Oder wie Loïc Touzé sagen würde: Eine Suche nach seinem Tanz in dem Tanz von jemandem anderen.

© Arthur Eskenasi; Bettina Blanc Penther; Marc Domage

Partner/Partenaires:

ICI-CCn Montpellier

Honolulu, Nantes

CCN de Nantes

Centre National de la Danse

PACT Zollverein

Life long Burning

Théâtre de Poche de Hédé Bazouges


s-h-i-f-t-s – art in movement, « REVISIT »

Direction aristique/Künstlerische Leitung: Malgven Gerbes, David Brandstätter

Vorpremiere/ Avant-première: mi-février 2017 Les Hivernales d’Avignon

Premiere : fabrik Potsdam

Malgven Gerbes et Eva Karczag se sont rencontrées à l’EDDC, « European Dance Development Center » à Arnhem, aux Pays-Bas. Depuis cette première rencontre, elles continuent d’échanger chaque année lors de "rencontres en mouvements", un dialogue artistique, dansé, qu'elles poursuivent depuis les 10 dernières années. Eva, pendant 6 ans danseuse de la Trisha Brown Dance Company, est une des personnalités incarnant les fondamentaux de la danse contemporaine. Elle est attachée à l'image d’un corps libéré des codes de la danse pour créer un espace pour le mouvement non stéréotypé.

REVISIT s’intéresse à la question du patrimoine corporel, et notamment à la question de l’expérience du corps en mouvement - Un échange avec une danseuse, qui a consacré plus de 40 années de recherche au domaine du « patrimoine culturel corporel » et une analyse à travers les filtres d’une étude historique, sociale et culturelle.

Malgven Gerbes und Eva Karczag lernten sich im „European Dance Development Center“ in Arnheim, kennen. Seitdem führen sie einen künstlerischen Dialog, „Begegnungen in Bewegung“. Eva gehörte zu den maßgeblichen Tänzerinnen der Trisha Brown Company. Sie ist eine der tragenden Persönlichkeiten des zeitgenössischen Tanzes. Sie hat sich für einen radikal von den Tanzcodes befreiten Körper eingesetzt, um Raum für nicht-stereotype Bewegung zu schaffen.

REVISIT beschäftigt sich mit der Frage nach dem Erbe des Körperwissens. Unser Interesse richtet sich auf die Erfahrungen des Körpers in Bewegung. Es geht um einen Austausch mit einer Künstlerin, die seit mehr als 40 Jahren auf dem Gebiet des „körperlichen Kulturerbes“ forscht mit mannigfaltigen historischen, sozialen und kulturellen Kontexten.

© David Brandstätter

© David Brandstätter

Partner/Partenaires:

fabrik Potsdam

La Rive Gauche, St Etienne du Rouvray

ArtEZ, Pays-Bas

Le Centre chorégraphique National du Havre, Normandie

Les Hivernales d’Avignon

Tanzfabrik Berlin

www.s-h-i-f-t-s.org


Nadia Beugré, « Tapis Rouge »

Uraufführung/ Création : 24 janvier 2017

Tapis Rouge est la nouvelle création de la chorégraphe franco-ivoirienne Nadia Beugré, basée sur la petite forme créée à l’occasion du Sujet à Vif du Festival d’Avignon en 2014.

Du clergé antique à la star actuelle, le tapis est rouge, la piste sacrée. Il est l'isolant qui interdit au puissant d'être en contact avec le sol. Nadia Beugré parle du dessus et du dessous. Dessous, l’Afrique. Accompagnée du compositeur et guitariste Seb Martel, Nadia Beugré explore les tensions entre un corps artificiellement sacré et un corps mis à mal par des conditions de travail inhumaines. Ce duo, qui sera crée en janvier 2017, dénonce les torts causés à la main d’œuvre d’Afrique et invite le public à dérouler un tapis rouge à ceux du dessous. 

 

Tapis Rouge ist die neue Kreation von der französisch-ivorischen Choreografin Nadia Beugré. Sie basiert auf der Kurzfassung, die für das Sujet à Vif im Rahmen des Festival von Avignon 2014 entwickelt wurde. 

Vom antiken Klerus bis zum modernen Star dient der rote Teppich als heiliger Weg und isolierende Schutzschicht vor dem Kontakt mit dem Boden. Nadia Beugré spricht von der Ober- und der Unterseite des Teppichs. Unten, Afrika. Untermalt von dem Komponisten und Guitarristen Seb Martel erkundetet Nadia Beugré die Spannungen zwischen einem künstlichen heiligen Körper und einem von unmenschlicher Arbeit geschundenen Körper. Diese Duo, das im Januar 2017 kreiert wird, bemängelt die Torturen und die Arbeitsbedinungen in Afrika und lädt das Publikum ein den Teppich für diejenigen von Unten auszurollen.

Partner/Partenaires:

Musée de la Danse, Rennes

Théâtre Garonne, Toulouse

Pôle Sud, Strasbourg

Le vivar, Armentières

Festival d’Automne, Paris

Staatstheater Darmstadt (tbc)

BIT Teatergarasjen Bergen (tbc)

www.latitudescontemporaines.com